Tutoriel : Mandala #1

Aujourd’hui, on va apprendre ensemble à faire un Mandala très joli, mais suffisamment simple pour être accessible à ceux d’entre vous qui doutent de leurs capacités de dessin. Tout le monde peut y arriver, il suffit de savoir tracer des cercles avec un compas et repasser des traits au feutre noir ! Ne paniquez pas, on va faire ça ensemble et ça va très bien se passer, et à la fin vous pourrez admirer le Mandala que VOUS aurez tracé vous-même. C’est parti !

Vous avez besoin de : une feuille de papier épais type Canson (la mienne mesure 24x24cm), un compas, un crayon, une gomme, une règle, un marqueur noir à pointe fine (environ 5mm).

Note 1 : Prenez le feutre avec lequel vous vous sentez le plus à l’aise et qui permette des tracés de précision, mais n’utilisez surtout pas de stylo bille classique, vous aurez énormément de mal à faire des tracés réguliers et toutes les petites imperfections de votre travail se verront comme le nez au milieu de la figure !

Note 2 : Il est important de choisir un papier suffisamment épais, car si vous prenez une feuille classique 80mg/cm² non seulement vous risquez de la froisser tragiquement en traçant vos contours ou en gommant vos traits de crayon, mais vous aurez également du mal à la colorier sans l’abîmer une fois votre modèle terminé.

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Prenez un écart de 4,5cm avec votre compas pour une feuille 24×24. Adaptez selon la taille de votre papier.

Note 3 : Si vous débutez, ne prenez pas d’écart trop petit, il est plus facile de réaliser un Mandala quand on a de la place.

Vous devez faire une rosace. Pour ceci, commencez par tracer un cercle au centre de votre feuille. C’est le Cercle 1. Ce sera votre cercle témoin pour tout le reste de la construction.

Positionnez la pointe de votre compas à n’importe quel endroit de celui-ci et tracez un deuxième cercle qui passe donc par le centre du Cercle 1. Positionnez maintenant votre compas à l’intersection entre le Cercle 1 et celui que vous venez de créer, et tracez un nouveau cercle. Continuez ainsi six fois, en traçant à chaque fois un nouveau cercle à partir de l’intersection entre le Cercle 1 et celui que vous venez de réaliser. À la fin de cette étape, vous avez une rosace complète.

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Vous devez maintenant tracer une deuxième rosace, de façon à ce que ses branches soient positionnées entre celles de la première rosace.

Pour ce faire, déterminez le milieu de l’écart entre deux branches de la première rosace, comme illustré sur la photo. Positionnez ensuite votre compas sur ce point, en gardant toujours le même écart, et tracez un cercle. Remarquez que celui-ci passe également par le centre du Cercle 1.

Ensuite, procédez comme pour la première rosace, et tracez des cercles en vous positionnant à chaque fois à l’intersection entre le Cercle 1 et celui que vous venez de tracer, et vous obtiendrez rapidement une deuxième rosace !

Note 4 : Positionnez-vous toujours par rapport au Cercle 1 et faites abstraction de votre première rosace dont vous n’avez pas besoin pour cette étape. Veillez simplement à rester toujours sur les intersections entre le Cercle 1 et votre dernier cercle.

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Vous n’avez ensuite plus qu’à gommer délicatement le Cercle 1, et c’est bon, les traits principaux du Mandala sont tracés ! Vous pouvez ranger crayon, règle et compas, et empoigner gaiement votre marqueur noir !

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À partir de maintenant, vous pouvez créer tous les motifs que vous voulez en vous basant sur les quelques traits préliminaires que vous avez déjà tracés. Il vous suffit de repasser certains traits, d’en créer de nouveaux légèrement décalés, d’ajouter des petits détails où vous le voulez. Ça fonctionne comme ça pour chaque Mandala, alors si vous avez suffisamment confiance en vous pour ça, essayez par vous-même !

Moi, je commence par repasser la première petite rosace au centre, puis je trace la seconde derrière celle-ci sans la chevaucher.

Note 5 : vous allez sûrement avoir un tracé irrégulier, des traits plus épais que d’autres, des branches atrophiées et d’autres énormes, des cafouillages un peu partout, ÇA N’EST PAS GRAVE. Personne ne le verra quand ça sera colorié, ça va se noyer dans la masse des motifs, ne paniquez pas, c’est parfaitement bénin ! Et c’est valable pour tout le Mandala ! Je fais moi-même des erreurs tragiques, et vous ne les avez jamais remarquées dans mes Mandalas, pas vrai ?

Note 6 : Être un peu à côté du trait au crayon, dépasser par moments, n’a aucune importance, puisque on effacera tout le crayon à la fin, et que donc personne ne saura jamais où vous avez dépassé. Ce qui compte, c’est d’essayer d’avoir un tracé assez fluide, et peu importe si vous êtes parfaitement dans les clous ou pas.

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Ensuite, je rajoute les premiers détails aux contours que j’ai déjà tracés. Ces détails sont laissés à l’imagination de chacun, vous pouvez très bien reproduire les miens, ou bien en inventer de nouveaux !

Personnellement, j’ai eu envie de tracer des genres de pétales au centre de chaque branche de ma rosace, et d’inventer quelques motifs alternés pour le haut des branches.

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Une fois que c’est fait, vous pouvez continuer à créer votre motif. Ici, je repasse la série de formes suivantes créées par le crayon en les détachant du reste de la rosace. Pour ce faire, je commence par tracer les bords proches de la rosace légèrement décalés par rapport à elle, puis je ferme le motif en suivant les traits crayonnés, comme indiqué sur le dessin…

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…puis je rajoute les ornements !

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Ensuite, je trace un trait qui englobe tout le dessin déjà créé en suivant son contour sans le toucher, et quand celui-ci est fermé j’en trace un second juste au-dessus.

Note 7 : Prenez votre temps, n’essayez pas d’aller trop vite, procédez trait par trait. Relevez votre marqueur entre chaque trait pour garder une précision élevée, si vous essayez de parcourir de grandes distances d’affilée avec votre feutre tout en changeant d’angle régulièrement, vous n’allez pas réussir à faire quelque chose de net.

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Ensuite les ornements, pour moi ça sera une série de billes au sommet des branches !

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Si vous voulez gagner du temps, et gagner également en fluidité, je vous conseille de commencer systématiquement par effectuer un seul mouvement que vous répétez en tournant la feuille de papier avec une main pendant que l’autre ne bouge pas, ça permet à votre poignet d’effectuer 6 ou 12 fois le même mouvement sans changer de position, ce qui donne à votre tracé une meilleure précision et vous évite de tourner constamment la feuille dans tous les sens. Quand vous avez fait le tour, vous n’avez qu’à passer à un autre trait et le répéter également tout autour de votre Mandala.

Note 8 : attention, pensez à tourner la feuille dans le sens qui vous évite de vous appuyer à l’endroit où vous venez de tracer un trait, ce serait dommage d’étaler de l’encre humide sur votre travail !

Voici un exemple de ce dont je parle. On commence par le premier trait, un peu en-dessous de celui au crayon…

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…puis le deuxième, toujours légèrement en retrait du crayonné !

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Ensuite vous n’avez qu’à suivre le crayon de point en point pour tracer la forme suivante.

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Vous voyez, j’ai raté mon trait sur la branche située tout en bas de la feuille, et mon trait s’est écrasé sur celui de l’étape précédente. Mais ce n’est pas grave, parce que ça se fond dans le dessin, et que mon Mandala est quand même très joli, et le sera encore plus une fois colorié !

Pour ornementer, j’ai choisi de dessiner une bande sur la surface supérieure des forme nouvellement créées.

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Ensuite, je rajoute des formes avec un espèce de contour en palmier. Je suis le trait supérieur au crayon, mais pas jusqu’au bout, et je trace le triangle jusqu’à rejoindre presque la jonction entre les branches de la rosace, toujours en gardant un tracé en courbe.

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Comme ornements, une grosse bille au sommet des palmiers, une petite bille au sommet des branches du Mandala !

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Voilà pour le motif principal ! Ensuite, j’ai rajouté encore quelques ornements qui m’ont fait envie, et puis le tour a été joué !

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Il vous suffit maintenant de passer un bon coup de gomme sur toute votre feuille pour effacer les coups de crayon encore visibles, et vous avec un beau Mandala tout neuf !

Votre Mandala est désormais terminé ! Pensez à le photocopier avant de le colorier, pour pouvoir le refaire un jour si vous en avez envie. Si vous réalisez ce modèle, j’aimerais beaucoup le voir, envoyez-moi une photo sur Twitter ! (@Songedelumiere)

Si vous appréciez l’idée des tutoriels pour Mandalas, faites-le moi savoir et j’en réaliserai d’autres. N’hésitez surtout pas non plus à me faire part de vos critiques, à me dire si c’était suffisamment clair, pas trop compliqué, compréhensible, ça m’aidera pour les prochaines fois.

Sur ce, je vous laisse à vos compas !

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Défi Création #14, #15 et fin : Collages Anniversaires

Salut vous !

Samedi j’ai fabriqué un nouveau mandala Homemade, mais je me suis plantée sur les couleurs quand je l’ai colorié et il est devenu vraiment pas beau après remplissage, alors j’ai pas eu envie de vous le montrer. Même moi je l’ai rangé loin dans une pochette alors que d’habitude j’accroche toutes mes créations au-dessus de la cheminée. Je l’ai même pas pris en photo ! Je vous donne quand même celle que j’ai prise avant de le colorier, comme ça vous aurez une preuve que j’ai bien fait quelque chose.

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Je me suis dit que peut-être ça serait chouette que je monte des tutoriels pour mes mandalas. Ça serait facile à faire parce qu’il n’y a qu’à tracer des cercles au compas et puis repasser certains traits au stylo avant de rajouter les détails, alors je n’aurais qu’à prendre une photo à chaque étape, et il n’y aurait quasiment pas besoin d’instructions à rajouter. Tristan dit que mes modèles sont du niveau de ceux qu’on trouve dans le commerce et que je pourrais en faire un recueil si j’en ai assez un jour.

En attendant, à chaque fois que j’en fais un, je le photocopie avant de le colorier, pour pouvoir le refaire plus tard ! Mais mes traits ne sont pas vraiment précis, alors une fois photocopié ça fait beaucoup plus dégueulasse, haha. Tant pis !

Et du coup, hier j’ai fabriqué un collage pour l’anniversaire de la maman de Tristan, avec que des trucs qui me faisaient penser à elle, et elle l’a adoré ! J’en ai fait un deuxième pour l’anniversaire de son papa aussi, mais je n’ai pas eu le temps de le coller, alors vous le verrez demain !

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Voilà, aujourd’hui c’est le dernier jour de ce Défi Création. C’était vraiment génial. Faire ça m’a permis de trouver un rythme dans mes journées, que j’avais perdu depuis quelques mois, une activité, quelque chose à faire qui me donne l’impression que mes semaines ne sont pas vides d’occupations et de sens, l’impression d’être utile, peu importe en quoi. Ça m’a permis de retrouver le contact avec ma fibre créatrice, que j’avais beaucoup de mal à mobiliser depuis quelques années. M’imposer une création par jour et la poster ici et sur Twitter en sachant que des gens attendaient chaque jour de la voir m’a forcée à m’activer chaque jour et à ne pas abandonner dès que je me ramollissais un peu, à ne pas me laisser m’enfoncer dans le marasme du mal-être en étant tout le temps en train de créer quelque chose de nouveau, qu’il pleuve neige ou vente. Grâce à ce défi, j’ai pu passer avec succès la barre des dix jours privée de monde imaginaire, difficile, et sans lequel je n’aurais pas pu le faire. Ces cinq derniers jours, mon obsession pour mon monde imaginaire s’est tarie, je n’y ai plus pensé en permanence, je n’ai plus cherché activement à en grappiller des morceaux où je le pouvais, ça ne m’a plus manqué viscéralement. C’est à la fois parfaitement étonnant, un peu effrayant et joliment plaisant.

J’appréhende un peu (beaucoup) le retour à Montpellier, parce que j’ai peur de retomber dans les journées vides et tristes que je vivais depuis un moment avant de venir ici, parce que j’ai peur de ne plus pouvoir me passer de dissociation à nouveau (j’ai calculé que sur une semaine, je passe en moyenne une journée entière, vingt-quatre heures, à marcher de long en large pour fuir la réalité)(!!!), parce que j’appréhende de retrouver la charge mentale de ma maison (il faut faire des courses, il faut faire à manger, il faut faire le ménage, il faut ranger, il faut faire des machines à laver, il faut…), et parce que j’appréhende de retrouver les amis que j’ai envie de revoir mais dont la fréquentation me demande beaucoup d’efforts parce que j’ai trop peur et que c’est dur à surmonter.

J’ai décidé d’essayer de continuer de créer des choses quand je serai rentrée à la maison. Pas forcément en défi quotidien, mais me donner un objectif chaque semaine, mettons tous les dimanches, à accomplir pendant les sept jours suivants, ou quelque chose comme ça. Ou peut-être chaque jour quand même. Je ne sais pas. On va voir ce qui fonctionne le mieux.

Mais sinon, j’ai passé un très bon séjour ici, et je suis contente de mes vacances, mais je suis aussi très contente de rentrer chez moi et j’ai hâte de retrouver ma maison et ma ville !

Je vais essayer de vous poster mon collage terminé demain matin avant de partir, si je n’y arrive pas je ferai ça mercredi en me levant.

Je vous aime, plein de joie et de douceur !

Chloé

EDIT :
La photo que j’ai prise du collage que j’ai fait pour le père de Tristan étant assez ratée, je ne vais pas faire un nouvel article juste pour elle. Je vous la poste donc ici, à la suite de celui pour sa maman, et j’espère que vous pourrez y voir quelque chose quand même.

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EEEEET c’est la fin du Défi Création !!

C’était génial ! Je suis rentrée chez moi, mais je vais continuer à créer un maximum pendant le mois d’août ! Par contre je ne ferai pas un article ici à chaque fois que je produis quelque chose, mais je posterai les photos sur Twitter (@Songedelumiere) et sur Instagram (songedelumiere), donc n’hésitez pas à aller voir de ce côté-là pour continuer à suivre mes créations !

Je continue quand même mon idée de tutoriel pour créer des mandalas, et ça par contre, je le posterai ici.

Voilà, c’est tout pour moi, à bientôt pour de nouvelles aventures (CHO ! CO ! POPS !) les amis !

Défi Création #13 : Homemade Mandalas

Salut les lucioles !

Hier, j’ai FABRIQUÉ DES MANDALAS. Du genre, toute seule, en improvisation totale, à la one again, avec un compas et un stylo. Et après, je les ai coloriés !

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Je suis super super super impressionnée par ce que j’ai fait, en fait. J’ai toujours pensé que j’étais douée pour reproduire et nulle pour inventer, et là, de voir ce que j’ai fait, ça retourne toute ma tête, c’est dingue. Mieux, le bleu, j’ai copié en partie le schéma sur internet, alors que j’ai vraiment totalement fait le vert, qu’au final, je trouve plus beau que l’autre. Ça veut donc dire que j’ai vraiment du talent pour inventer des choses !

Waouh.

J’ai mis cinq heures pour chaque mandala, entre la création et le remplissage. Oui, j’ai fait ça toute la journée hier, hahaha.

C’est extrêmement exaltant de colorier un mandala qu’on a soi-même créé, aussi, j’aurais jamais cru que ça soit à ce point-là. Voilà, je suis vraiment très contente et fière de moi, pfiou..

Aujourd’hui je pense faire un collage, parce que demain c’est l’anniversaire des deux parents de Tristan et qu’ils aimeraient bien que je leur en fasse un pour cette occasion. Après-demain je ferai peut-être un nouveau mandala, qui sait ?

Des bisous !

Défi Création #12 : Illusion d’optique

Salut les artistes !

Hier, j’ai tenté un espèce de truc en illusion d’optique relief, mais je ne suis pas certaine que ça se reconnaisse, haha. Vous le voyez, vous ?

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C’est censé représenter ma main droite. C’est très coloré, ça s’est chouette, et on le voit un peu, mais pas autant que j’aurais voulu.

Enfin voilà ! Plus que quatre créations !

À demaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnn…. *part retrouver ses feutres et ses pinceaux tellement vite que sa phrase se perd dans le lointain*

Défi Création #11 : Kapla, deuxième génération

Parce que c’est bien de savoir rester des enfants.

Hier après-midi, j’ai fait une deuxième tour en Kapla ! J’ai commencé par faire une tour normale sur laquelle j’ai construit un genre de sphère, puis une nouvelle tour classique dessus, et après j’étais à court de Kapla, j’étais super frustrée XD Il me restait quelques bleus, alors j’ai fait deux versions, une avec spirale bleue au sommet, et l’autre avec anneau bleu autour de la sphère. Purée, je vous jure, si j’avais eu deux ou trois fois plus de Kapla…

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Voilà pour aujourd’hui ! Je passe la journée dans le train mardi, donc il me reste cinq jours de ce Défi Création avant d’avoir gagné !

En tout cas, je m’amuse beaucoup, et ça c’est trop bien.

Défi Création #10 : Mandala

Salut les pastèques !

Hier j’ai produit les deux créations prévues, et ainsi rattrapé mon retard ! Je suis désormais à nouveau dans les clous !

On commence avec ce mandala que j’ai colorié hier matin, je le trouve vraiment chouette, surtout la partie ronde, je suis contente des couleurs que j’ai choisies !

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J’adore les mandalas, c’est très agréable pour moi de me poser pour colorier minutieusement quelque chose, voir les couleurs apparaître sur la feuille, se mélanger, former quelque chose. Ça demande du temps et de la concentration, et moi j’aime beaucoup ça. C’est Tristan qui m’a offert ce cahier massif de mandalas avec une très belle pochette de feutres de bonne qualité le premier Noël qu’on a passé ensemble, depuis à chaque fois que j’en ai envie je les ressors et je fais un mandala ou deux. J’ai déjà épuisé tous les plus beaux du cahier, mais du coup ça me pousse à plus d’imagination dans le choix des couleurs et leur agencement pour rendre très beaux des mandalas moyens, alors c’est chouette quand même. C’était vraiment un cadeau génial.

Défi Création #9 : Badass swan

*roulements de tambour*

*la tension est à son comble*

*c’est l’accomplissement de cinq jours de travail que nous voyons enfin naître sous nos doigts*

*la tension est atteint des niveaux jamais imaginés*

*roulements de tambouuuuuur*

TADAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAM !!!!

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Neuf cent et quelques bouts de papier, tous pliés en petits modules et assemblés ensuite les uns avec les autres. Vingt-huit feuilles A4 découpées chacune en 32 et 64 modules.

Deux heures de découpage. Quatorze heures de pliage des modules. Quatre heures d’assemblage. Mais également deux heures de coloriage méthodique de deux feuilles A4 en rouge, parce que je n’avais que du papier blanc.

Je dédie d’ailleurs cette création à mon feutre rouge, qui m’a vaillamment servi et a lâché précisément au dernier module après avoir tout donné, sans qui rien n’aurait été possible et que je remercie chaleureusement. T’es un frère, stylo.

Et voilà !

Je suis super fière, j’ai mis cinq jours, j’ai fait ça EN PLUS de mes autres créations, le résultat est trop bien !

Du coup j’ai mis deux jours à finir au lieu d’un, du coup je viens juste de terminer, du coup j’ai un jour de retard de créations, du coup demain je vais essayer de faire deux choses au lieu d’une, du coup je m’en fiche parce que c’est trop cool quand même !

J’ai plus rien à dire, là. Je suis sous le choc de ne plus avoir de papiers à plier, j’arrive plus à penser.

C’est tout pour moi, merci, bonsoir.

 

 

YOUHOU !

Défi Création #8 : Arc-en-ciel

Salut les ficus !

Matez ma création d’hier :

J’ai fait un Rainbow Cake ! C’est beau hein ? J’en suis très fière !

Ça a pris beauuuuucoup de temps, mais c’était super super beau et super super bon, alors ça valait mille fois le coup ! Ça valait aussi mon dessin sur une nappe pourrie d’hier, pas vrai ?

Je me suis ÉCLATÉE à faire ce petit film/compilation de photos, c’était très rigolo, et le résultat est franchement pas mal ! XD

Haha, je suis bien contente ! À demain les loulous pour une neuvième création !

*se transforme en arc-en-ciel content *

Défi Création #7 : dessin sur nappe jetable

Salut les marsupilamis !

Aujourd’hui, on fait du trollage d’œuvre créative !

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Hier j’étais chez des amis des parents de Tristan, et comme je m’ennuyais un peu, à un moment j’ai dessiné sur la nappe. Comme vous pouvez le constater (en fait, pas vraiment, parce que c’est le père de Tristan qui a pris la photo et que son appareil a une qualité très approximative), sur la gauche vous avez un phénix façon Picasso avec une queue de lapin en boule moelleuse, et sur la droite un vrai lapin jovial avec un arrosoir. Une grenouille prend son envol vers l’arrosoir, mais comme on ne reconnaît pas vraiment que c’est une grenouille j’ai écrit Croa à côté, mais on ne reconnaît pas vraiment que c’est écrit ça non plus XD Le lapin a une troisième oreille au cas où, un lever de soleil sur son oreille gauche avec un ballon de baudruche accroché à un des rayons du soleil, un haut de forme qui vient habiller cette même oreille avec un bonhomme qui y fait une descente en rappel, un autre qui fait une figure acrobatique sur le front du lapin avec une tasse de thé fumante posée en équilibre sur son pied et qu’il NE RENVERSE PAS, ce qui prouve sa maîtrise corporelle de haut niveau, un bonhomme installé pépère sur l’oreille droite à l’ombre d’un palmier, un autre qui dort sur la bulle de dialogue, et un autre qui observe, émerveillé, l’acrobate performant. Notons que ce lapin au visage espiègle a un tatouage THUG LIFE sur la poitrine, et qu’il bat du pied au rythme de la musique qu’entend sa deuxième oreille droite.

Et voilà, mesdames et messieurs.

TROLOLOLOLOOOOOOOOOO

Sinon hier j’ai passé trois heures et demie à fabriquer ma création d’aujourd’hui qui pour des raisons techniques devait absolument être prête au moins douze heures avant de pouvoir être révélée, et sinon hier j’ai aussi plié deux cent cinquante nouveaux modules de papier pour mon œuvre de bientôt, alors je trouve que j’ai bien mérité de vous présenter une création douteuse sur une vieille nappe jetable au marqueur noir. Vous allez voir demain ma création d’aujourd’hui, vous allez pas être déçus !

MOUAHAHAHAHAHA * éclate d’un rire lugubre, s’enroule dans sa cape et s’en va dans la nuit telle un méchant de film pas très réussi*

Défi Création #6 : le monde imaginaire

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Hier, j’ai essayé de faire un diptyque de collages qui représenteraient les deux faces d’une même situation : d’un côté tout ce que ça m’apporte de bien, de joie, de bonheur même, et qui me pousse à le rechercher en permanence ; et de l’autre l’enfermement dans lequel ça me place, la violence que ça me procure, l’addiction, l’impossibilité de m’en échapper, la douleur en moi que ça vient cacher… Je suis très contente du premier, la face négative, mais pas entièrement satisfaite du second, le côté positif. J’ai pas trouvé assez de mots dans mes magazines qui voulaient vraiment dire ce que j’essayais d’exprimer, alors j’ai fait au mieux, mais ce n’est pas tout-à-fait ça. En même temps, je n’ai pas emmené tous mes magazines en vacances, sinon ma valise-de-l’enfer-du-poids-de-l’extrême aurait pesé encore plus lourd. Donc voilà. Je crois que c’est la première fois que je ne me retrouve pas entièrement dans un de mes collages.

En même temps, c’est aussi très très rare que je fasse un collage avec une idée en tête, d’habitude je découpe et je colle des trucs, et puis à la fin je me rends compte que ça représente quelque chose de ma vie, et plouf, c’est fini !

Enfin voilà.

Je ne sais pas si j’ai vraiment envie de parler en détail de mon monde imaginaire. Il y a deux ans, quand j’ai écrit l’histoire de ma vie, j’avais tout raconté dans ce texte dont j’avais envoyé une copie à ceux qui le voulaient. Mais en même temps, les choses bougent et évoluent si vite dans ma vie…

Il y a eu un moment de ma vie, vers treize ans, treize ans et demi, où le poids de la réalité a été trop lourd a supporter pour moi. Je devais affronter une dépression qui passait inaperçue, un harcèlement constant au collège, un père violent et extrêmement instable chez qui on me forçait à aller, une mère déficiente, un petit frère et une petite sœur que j’avais l’impression de devoir protéger ; je devais aller au collège, aller chez mon père, porter mes deux parents sur mes épaules et survivre à tout ça. Je devais être parfaite, parce que j’avais la certitude que le moindre faux pas pourrait avoir des conséquences dramatiques pour la sauvegarde de ma famille. C’était peut-être vrai, peut-être pas. Mais je vivais écrasée sous un poids énorme de responsabilités, un poids bien trop lourd pour une jeune adolescente.

Alors mon cerveau a pris des mesures d’urgence pour le salut de mon intégrité mentale. Il a inventé une autre réalité, et m’a propulsée à l’intérieur.

C’était à la fois la carapace de protection la plus efficace jamais inventée, une possibilité de fuite applicable en toutes circonstances, un exutoire où larguer toutes les émotions violentes que je ressentais et n’avais pas la place d’exprimer dans la vraie vie, et un moyen de me sentir bien, profondément bien, heureuse, aimée, appréciée, là où j’avais une grave carence de ces sensations dans ma vie. Je me faisais buter tous les jours au collège, mon père était très violent et ma mère qui me répétait tout le temps qu’elle m’aimait continuait à m’envoyer de force dans ces deux endroits. Je n’avais pas du tout la sensation d’être aimée. Pire, j’avais la certitude de ne pas être aimable. De ne pas pouvoir être aimée. De ne pas mériter d’amour. De mériter tout ce qui m’arrivait de terrible.

Alors voilà, réalité alternative. J’ai simplement inventé un autre monde, d’autres lieux, d’autres personnes, une autre vie. Et j’ai vécu dedans à plein temps pendant presque deux ans.

De cette période, je ne garde comme souvenirs que ceux de mon autre réalité.

Quand on me parlait, je me « déconnectais » pour répondre. Quand il se passait quelque chose d’important, je me « déconnectais » pour y être attentive. Mais c’est tout. Personne n’a rien vu. C’est normal, tout se passait à l’intérieur de moi.

Ce n’était pas une hallucination, je ne « voyais » pas vraiment toutes ces choses qui n’existent pas, je ne « parlais » pas vraiment à ces gens que j’avais créés. Quand j’en ai parlé à ma psy, récemment, elle l’a qualifié d’état dissocié, simplement. Et c’est vraiment ça. Je passe en pilote automatique, une partie de mon cerveau continue à voir, à entendre, à être attentif à mon environnement, mais tout le reste se branche ailleurs, et je vois, entends, dis, bouge, sens, ressens totalement autre chose. Une carapace, un endroit où fuir, un moyen d’être aimée.

Au bout de deux ans j’ai recommencé à exister dans le monde réel, mais je passais encore quelques moments dans mon monde imaginaire. Et puis depuis, ça fluctue, selon les périodes, selon ma fragilité, je suppose. Et donc voilà, depuis quelques mois, je suis en plein dedans.

Le truc, c’est que ce n’est plus du tout aussi simple qu’avant. Depuis que je suis revenue dans le monde réel, pour pouvoir me dissocier, je dois être en train de faire quelque chose de très répétitif et suffisamment pauvre en coût cognitif pour avoir la place d’être ailleurs. Typiquement, je marche.

Quand je me promène, le rythme de mes pas et le défilement du paysage sont parfaits pour que je m’évade. Ça marche aussi, dans une moindre mesure, dans les transports en commun ou dans une voiture, quand je regarde par la fenêtre.

Donc, voilà, en ce moment, mon besoin d’être dans mon monde imaginaire est une réelle addiction et me prend un temps fou. Je suppose qu’on peut dire que j’ai besoin de ma dose pour sentir ce soulagement m’envahir, me sentir bien et avoir le courage d’affronter la vie à nouveau. Mais c’est terrible, parce que plus j’investis mentalement cette autre réalité, moins j’investis le monde réel, et donc moins je transforme la vie dans laquelle je me sens mal en une existence qui me plaît et dans laquelle j’aurais envie de vivre. Nouer des relations avec les gens est très difficile pour moi, parce que j’ai peur d’eux, et puisque je peux avoir plein d’amis irréels, alors je ne fais pas l’effort, certes énormissime mais néanmoins possible, de me rapprocher des gens qui existent. Quand on me propose de m’accompagner pour faire quelque chose, aller à un rendez-vous, faire des courses, marcher vers la fac ensemble, que ce soit quelqu’un de ma famille ou un ami, j’ai automatiquement envie de refuser et je suis intérieurement très frustrée parce que ça va m’empêcher de m’évader là-bas.

Mais en même temps, tous ces gens, qui n’existent pas, c’est vrai, mais que je connais depuis des années, qui ont évolué avec moi, qui ont leur propre personnalité, leur histoire, leurs envies, leurs plaisirs, leurs tristesses, leurs colères, leurs rêves, leurs espoirs, tous ces gens, je les aime. Je les aime profondément, ce sont mes amis. Je ne veux pas arrêter de passer du temps avec eux, je ne veux pas qu’ils disparaissent, je ne veux pas les oublier !

J’ai passé tellement de bons moments là-bas, on m’y a tellement aimée, fait rire, offert de sécurité, sans contrepartie, sans condition. Et en même temps, il y a tellement, tellement de violence dans mon autre réalité. Il faut comprendre qu’elle est l’image exacte du monde réel, mais où tout ce que j’ai pu percevoir inconsciemment se développe sans barrières. Alors logiquement, quand ça a commencé, j’y ai vécu des choses atroces.

Je me suis beaucoup fait torturer, tuer un million de fois, enfermer, massacrer allègrement. Ça a l’air terrible, dit comme ça, mais c’était simplement la version non censurée de ce que je ressentais au quotidien. La différence, que mon cerveau a créé pour me protéger, c’est qu’au lieu de souffrir parce que j’étais une très mauvaise personne, comme dans la réalité, cette fois je souffrais parce que j’étais une personne bien. Mais l’histoire serait trop longue à raconter ici.

Et l’autre différence, la différence principale, LE point autour duquel tout a tourné, c’est que cette fois, contrairement à tout ce que j’avais vécu et ressenti jusqu’alors, cette fois, il y avait des gens qui venaient me sauver.

Je n’étais pas seule.

Bon, tout ça pour dire que ce qui se passe dans mon monde imaginaire est très complexe et à la fois constructif et autodestructeur pour moi, et que le fait même d’avoir cet échappatoire dissociatif est également une très bonne protection et une prison pour moi. C’est ce que j’ai essayé de représenter dans mes collages.

C’est comme la drogue. Ça te détruit mais tu ne peux pas t’empêcher d’en reprendre parce que tu ne sais pas trouver ce que ça t’apporte autrement qu’en te shootant.

J’ai eu envie de faire ces collages parce que depuis que je suis ici en vacances, je n’ai plus la possibilité de marcher toute la journée pour m’échapper comme je peux le faire chez moi. La maison est au milieu de la nature mais il n’y a pas d’itinéraires de promenade à proximité alors il faut suivre la route, et je n’arrive pas à me déconnecter parce que je suis attentive à ne pas me faire écraser. Du coup, c’est très dur.

Je pense toute la journée à tout ce qui m’attend là-bas et que je ne peux pas aller chercher, ça m’obsède, ça me frustre, je compense en mangeant tout le temps, je suis au bord des crises de boulimie que j’essaie d’éviter, j’alterne entre des plages de temps normales et des moments de profonde déprime et de grande détresse/angoisse, je pousse à fond les capacités dissociatives de mon cerveau pour grappiller quelques minutes de fuite partout où je le peux, bref, je suis en manque et c’est vraiment compliqué. Alors c’est une très bonne idée d’avoir lancé ce Défi Création, parce que ça m’occupe beaucoup et m’empêche de trop tourner en rond en ruminant !

Voilà. Je me suis dit que j’allais essayer de représenter les deux faces de ce que c’était pour moi, cette autre réalité dans laquelle j’aimerais parfois m’enfuir pour toujours. J’ai assez bien réussi. Le côté positif/évasion/soulagement/joie n’est pas vraiment ça, mais est-ce qu’un monde entier, dans toute sa complexité et dans sa quasi-décennie de développement, peut vraiment s’appréhender sur une feuille de papier sur laquelle on a collé des bouts de magazine ?